Le CPF menace le secteur de la formation

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DÉMARRAGE POUSSIF DU CPF ET CRI D’ALARME DE LA FFP 

Petit à petit, le rythme des validations de demandes CPF par les OPCA augmente. Le 16 avril, l’OPCA Uniformation annonçait 100 dossiers validés. Au 22 avril, selon le Ministère, 600 dossiers avaient été validés, dont sans doute un tiers pour les langues, et 400 nouveau dossiers sont “initiés” par jour (à comparer avec environ 150.000 validations du DIF pour la même période en 2014). Le Ministère répondait à une lettre ouverte de la FFP du 9 avril qui s’alarmait du blocage du CPF et des conséquences pour les organismes de formation.  « Dans un an, nous risquons d’être tous morts », dixit Jean Wemaëre, son président, dans un entretien avec Manuel jardinaud, de Liaisons Sociales Magazine. Il évalue à près de 20% la perte de chiffre d’affaires des entreprises du secteur en ce début d’année.  Par ailleurs, avec la fin de l’obligation légale de dépense, beaucoup d’entreprises revoient leurs budgets à la baisse : « Comme il n’y a plus d’obligation de financement, il existe une forte pression des directeurs financiers pour faire des économies », explique-t-il.

UNE LUEUR D’ESPOIR POUR LES LANGUES, VITE ÉTEINTE

D’autres rumeurs ont fait croire récemment que la situation allait se débloquer pour la formation linguistique et que la COPANEF, le comité qui valide les certifications nationales éligibles au CPF, allait décider que le passage d’un examen TOEIC ou BULATS en fin de parcours ne serait pas obligatoire. Espoirs vite déçus : lors des réunions du 16 et du 22 avril, aucun accord n’a été trouvé sur cette question, qui a été renvoyée à plus tard. C’est peu étonnant, car la certification obligatoire en fin de parcours de formation est la clé de voute du CPF et son abandon aurait été une défaite en rase campagne pour les promoteurs de la réforme. On peut également imaginer la colère de tous ceux qui depuis un an, dépensent leur énergie et des sommes importantes pour maitriser la logique de certification et anticiper ses conséquences.
Source : http://www.linguaid.net

Dans un souci de préservation du secteur de la formation professionnelle, un mouvement est né: les hiboux, l’Express en parle ici


[28/04/2015]